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Table ronde : Contractualisation de l'aide sociale


Mercredi, 26 Avril, 2017 -
16:00 to 18:00

Contractualisationde l’aide sociale

CONTEXTE

Il y a une trentaine d’année, le phénomène de contractualisation des dispositifs
d’aide sociale faisait son apparition dans de nombreux pays européens. Désormais,
celui-ci fait partie intégrante du modèle d’insertion, généralisant son application
à l’ensemble des catégories d’individus faisant appel à l’aide sociale. La mise
sur pied du Projet Individualisé d’Intégration Sociale (PIIS) en est l’exemple type. Ce
sont ces éléments d’actualité, la manière dont la contractualisation et la logique de
contrepartie qui en découle s’appliquent, que cette table-ronde propose d’aborder.
Ces principes sont apparus au moment où les politiques sociales ont connu de profondes
mutations, marquées notamment par une activation des dépenses passives.
Cette dynamique est née tout d’abord en Amérique du Nord dans le courant des années
70 où l’on est passé de la politique du welfare à celle du workfare ou encore
du welfare-to-work. En Europe, ces modifications sont apparues avec l’émergence
du paradigme de l’Etat social actif. Malgré des appellations différentes, des intensités
variables et des spécificités nationales, celles-ci ont plusieurs points communs.
Un premier point commun réside dans l’activation des politiques sociales. Outre les politiques
de l’emploi dont les emblématiques dispositifs liés à la lutte contre le chômage et
à la recherche d’emploi, ce nouveau référentiel a également eu un impact important sur
les dispositifs d’aide sociale. Il constitue notamment une remise en cause de l’Etat-providence
d’après Robert Castel, répondant aux critiques estimant que ses dépenses en matière
de politiques sociales entretenaient passivement les individus dans le statut d’assisté.
Un deuxième point commun réside dans le fait que ce changement de paradigme,
théorisé par Anthony Giddens, a eu pour principal effet de substituer la collectivisation
de l’aide sociale pour se concentrer sur une approche individualisée. Elle suppose
que l’individu a désormais la tâche de se construire et de se gérer. En ce sens,
celui qui se trouverait dans une situation de vulnérabilité le serait car il n’a pas mis
tout en oeuvre pour éviter cette situation. On le remarque donc, cette individualisation
se caractérise notamment par un basculement de la responsabilité auparavant
sociétale et qui est aujourd’hui attribuée à l’individu. L’émergence de cette responsabilité
individuelle s’est accompagnée d’un effritement des responsabilités collectives.
On peut considérer en ce sens que la responsabilité des politiques se réduirait
alors progressivement à une responsabilité principalement gestionnaire.
Contractualisation de l’aide sociale, quelle est la prochaine étape ?

Quand ?

Mercredi 26 avril 2017

     • Accueil : 15h30
     • Table ronde : 16h00 - 18h00
     • Drink : 18h00

 

Où ?

Campus du Solbosch -ULB
Bâtiment S - 1er étage - Salle Dupréel
44, avenue Jeanne
1050 Bruxelles

Inscription ?

Inscription gratuite mais obligatoire via
formcont.shs@ulb.ac.be
02/650.45.80