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Axel Honneth - Le droit de la reconnaissance


Auteur(s): 
Louis Carré

Axel Honneth

Le droit de la reconnaissance

Depuis une vingtaine d’années, les réflexions d’Axel Honneth se sont imposées comme une référence majeure dans les domaines de la philosophie morale, sociale et politique. On n’en retient souvent le thème de la reconnaissance. Il ne représente pourtant qu’un aspect d’une œuvre qui, en dialogue constant avec ses contemporains (Rawls, Taylor, Fraser) et ses aïeuls plus ou moins lointains (Hegel, Marx, l’École de Francfort), n’a cessé d’évoluer et de s’approfondir.

Plus que le thème de la reconnaissance, c’est l'idée d'une « vie éthique démocratique » qui permet de retracer au mieux cette évolution. Elle appelle l’attention sur deux thèses que Honneth va puiser dans la Philosophie du droit de Hegel pour en montrer la pertinence toujours actuelle. La première veut que les demandes de reconnaissance possèdent un droit légitime lorsqu'elles contribuent au maintien, à l’intensification ou à l’élargissement de la « liberté sociale » de tous les concernés. La seconde que les rapports interpersonnels de reconnaissance prennent place parmi les institutions de la « vie éthique » moderne.

L'enjeu que soulève la pensée critique de Honneth est alors d'examiner si, aujourd’hui, les institutions de la reconnaissance auxquelles nous participons – la famille, le marché du travail, l’État de droit, l'espace public – méritent véritablement le qualificatif de « démocratique ».

Auteur

Louis Carré est chargé de recherche du FRS-FNRS et attaché au Centre de théorie politique (Université libre de Bruxelles). Ses travaux portent sur la philosophie sociale et politique contemporaine, Hegel et l'École de Francfort.